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Parures de Petitebijou

Publié depuis Overblog

10 Février 2014 Publié dans #Roman

Critique rédigée dans le cadre de Masse Critique. Merci à Babelio et aux Editions du Seuil

La quatrième de couverture me promet une surprise à chaque page et que je vais hurler de rire à la lecture de cet ouvrage.
Disons-le tout de suite : en ce qui me concerne, aucune des deux promesses n’a été tenue.
Si sans conteste l’auteur ne manque pas d’imagination et d’un certain humour, il me semble qu’il est surtout très paresseux. Paresseux, parce que son livre qui se laisse lire quand on n’a rien d’autre sous la main, est un recyclage permanent, dans un style certes agréable mais sans surprise, de deux ou trois idées déclinées pour ne pas dire usées jusqu’à la corde à travers de multiples saynetes plus ou moins brèves et réussies.
Laissons de côté l’efficacité humoristique – rien n’est plus subjectif, mais tout de même, mes zygomatiques sont restés coincés lorsque j’ai commencé à être agacée par les stéréotypes lassants répétés au fil des histoires de ce livre qui se prétend railler « Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus » (Il a failli s’appeler « Les hommes viennent de Brooklyn et les femmes de Brooklyn).
Même avec toute ma bonne volonté de distance et légèreté, j’ai vite été irritée par les filles (ou chiennes, ou robots) qui ne savent que cligner des yeux et dire « je veux que tu m’écoutes », et les garçons (ou chiens, ou robots), obsédés sexuels paniqués par l’idée d’engagement.
Cuisinés à la sauce d’internet et des réseaux sociaux, enlevez l’habillage de ces concepts et la trame apparaît, vieille comme le monde.

Enfin, j’ai eu une impression de « déjà lu » à travers toutes ces histoires. Je dois reconnaître pour être honnête que Simon Rich en postface avoue divers emprunts (TC Boyle notamment), mais il ne cite pas Woody Allen. Or, j’ai retrouvé des déclinaisons à peine voilées de certaines nouvelles figurant dans « Destins tordus » ou « L’erreur est humaine ».
Je sais bien que tout a été dit, écrit et que l’on peut considérer tout acte de création comme une redite, ici les ficelles sont vraiment grosses. Je pense tout particulièrement à une saynète présentant une machine à remonter le temps qui est calquée sur l’histoire d’Emma Bovary racontée par W. Allen.
Toujours dans la postface, l’auteur nous informe qu’il songe à adapter ses petites histoires au format court-métrage pour la télé. Bonne idée. Il aurait même dû commencer par là.

Homme cherche femme et autres histoires d'amour - Simon Rich

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