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Parures de Petitebijou

Publié depuis Overblog

6 Avril 2013

Merci à Babelio et aux Editions Belfond de m’avoir proposé cette lecture.
Bien que je trouve à ce roman certaines qualités sympathiques, sa lecture ne m’a pas passionnée. Certes, il y a une histoire, une écriture soignée, pour ne pas dire appliquée. J’ai suivi la narration sans déplaisir, mais souvent au bord de l’ennui.
« Le bonheur, ça s’apprend ». Et, pourrait-on ajouter, concernant Jacqueline, Marcel, et Paul, il leur faut toute une vie, passer par des épreuves un peu grossièrement symboliques (la traversée du miroir, comme celle de l’océan) pour le comprendre. Nane, elle, a tout compris depuis longtemps, bonne fée un peu égoïste, artiste, ayant pris des risques toute sa vie.
Ce roman est beaucoup trop contemplatif et sage pour moi. Les interventions des papillons à l’image du chœur antique m’ont paru d’une naïveté confondante. Les descriptions d’un homme de 76 ans descendant la Loire en canoë m’ont laissée sceptique. Cette sublimation de la nature, candide, simpliste, n’a pas suscité d’empathie auprès de la lectrice que je suis. Heureusement, de temps en temps, le style de l’auteur s’anime d’un beau souffle, d’une jolie musicalité, et l’on s’éloigne de la torpeur de certains paragraphes. Hélas, cela ne dure pas, et le récit retrouve son ronron tranquille. Le ressort dramatique tient sur un secret, secret que l’on devine assez rapidement. Il manque une tension véritable pour nous captiver. Je suis tellement éloignée de la philosophie un peu béate instillée par l’auteur que seul un style percutant aurait pu éveiller davantage mon intérêt. J’aurais aimé être curieuse, me poser des questions au fil du récit, mais ce ne fut pas le cas.
Une lecture bien confortable, pas vraiment désagréable, mais que j’ai bien peur d’oublier assez vite.

L'île des beaux lendemains - Caroline Vermalle

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